Canadian landscape painting in the tradition of the Group of Seven showing bold natural scenery

S'ils étaient le Groupe des Sept… pourquoi y en a-t-il douze ?

Un examen plus approfondi des artistes qui ont façonné la peinture de paysages canadienne et pourquoi le Groupe des Sept comptait plus de sept membres. Le Groupe des Sept est l'un des noms les plus reconnus dans l'histoire de l'art canadien, mais le nombre a toujours été un peu trompeur. Au cours des années d'activité du groupe, plus de sept artistes ont été impliqués, des membres se joignant et partant à mesure que le mouvement évoluait. Comprendre qui ils étaient et ce qu'ils représentaient donne une image plus riche de la façon dont la peinture de paysages canadienne s'est développée et pourquoi elle continue de résonner auprès des collectionneurs et des artistes aujourd'hui.

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Le Groupe des Sept est l'un des collectifs les plus influents de l'histoire de l'art canadien. Mais voici ce que la plupart des gens ignorent : le nom ne raconte pas toute l'histoire. Bien qu'il ait commencé avec sept peintres, le cercle s'est finalement élargi pour inclure douze artistes, chacun d'eux étant essentiel à ce que le mouvement est devenu.

Ce groupe a toujours été une profonde source d'inspiration pour moi. Ce n'est pas seulement ce qu'ils ont peint, c'est aussi quand et comment ils l'ont peint. Leur utilisation audacieuse de la couleur, de l'ombre et de la lumière a capturé la beauté brute du paysage canadien d'une manière qui semblait entièrement nouvelle. Beaucoup d'entre eux avaient un lien direct avec les traditions européennes, mais ils ont créé quelque chose de typiquement canadien.

Mon propre travail est façonné par ce même mélange : une combinaison de mes racines irlandaises et écossaises, un lien fort avec l'art celtique et un amour de toujours pour le paysage canadien. Leur influence se manifeste dans ma façon de voir les choses : la forme du ciel, les lisières de la forêt et l'espace qui lie le tout.

Ce billet est ma façon de rendre hommage aux douze artistes qui ont contribué à façonner ce mouvement. Leur travail continue de me guider, et je porte leur héritage avec moi chaque fois que je prends un pinceau.

Frederick Varley, A. Y. Jackson, Lawren Harris, Barker Fairley (non membre), Frank Johnston, Arthur Lismer et J. E. H. MacDonald. Image vers 1920

Le groupe central

Lawren Harris

Lawren Harris n'était pas seulement l'ancre spirituelle du Groupe des Sept, il était aussi l'un de ses plus grands facilitateurs. Né dans la riche famille Harris, célèbre pour Massey-Harris (plus tard Massey Ferguson) en 1885, il a utilisé sa liberté financière pour soutenir directement le mouvement. Il a payé les voyages, les expositions et les fournitures, et il a aidé à financer le Studio Building à Toronto, un espace spécialement conçu pour les artistes, y compris les membres du Groupe. Ce bâtiment est toujours debout aujourd'hui au 25 Severn Street et reste un point de repère historique dans l'art canadien.

Harris croyait que la peinture était plus que la création d'images, c'était un chemin vers quelque chose de plus grand. Il a été profondément influencé par la Théosophie, un mouvement spirituel qui a façonné sa pensée et son style visuel. Au fil du temps, ses paysages sont passés d'un riche détail à des formes simplifiées et abstraites qui portaient une quiétude méditative. Ses peintures du lac Supérieur, des Rocheuses et de l'Arctique ne sont pas de simples représentations de lieux, elles ressemblent à des révélations silencieuses.

Il a réalisé plus de 2 000 œuvres avant sa mort en 1970. Beaucoup sont maintenant conservées dans les collections de la Collection d'art canadien McMichael et de la AGO : Art Gallery of Ontario, où je vais souvent me tenir devant elles. Sa vision a contribué à définir la peinture canadienne, non seulement par ce qu'il a créé, mais aussi par ce qu'il a rendu possible pour d'autres.

Franklin Carmichael

Carmichael fut l'un des premiers peintres du Groupe qui m'a vraiment parlé. Même au début, son travail se distinguait non par son audace, mais par sa clarté. Né en 1890 à Orillia, il a capturé les forêts, les collines et les lacs du nord de l'Ontario avec une douce force qui semblait honnête et mesurée.

Ses aquarelles, gravures sur bois et peintures à l'huile partageaient toutes cette même confiance tranquille. Il y a une quiétude dans son travail qui vous attire, comme si vous étiez seul au bord d'un lac du nord et que vous écoutiez simplement. Alors que d'autres membres du Groupe penchaient vers le drame, Carmichael s'en tenait à l'équilibre et à la retenue.

Il est décédé en 1945, laissant derrière lui près de 2 000 œuvres. Son travail continue de me rappeler que la subtilité, maniée avec soin, peut être tout aussi puissante que tout ce qui est bruyant ou grandiose.

A.Y. Jackson

Né en 1882, A.Y. Jackson était le vagabond du groupe. Il a parcouru le pays, peignant de petites villes, des routes de campagne et des lieux isolés du Nord que la plupart des gens n'avaient jamais vus. Son coup de pinceau était lâche et expressif, et sa palette était ancrée dans des tons terreux, des cieux maussades et des éclairs de lumière là où cela importait. Jackson avait une façon de capturer le rythme de la vie canadienne quotidienne sans la romantiser. Il peignait ce qui était là et lui donnait vie. À sa mort en 1974, il a laissé derrière lui un corpus d'œuvres qui se lit comme un journal visuel de la première histoire du pays.

J.E.H. MacDonald

MacDonald est né en 1873 et a apporté une qualité lyrique, presque musicale à la terre. Son travail se concentrait sur les forêts, les ravins et le temps, souvent peints avec des coups épais et délibérés. Il avait un profond respect pour le poids émotionnel du lieu, le capturant avec la patience d'un peintre. En tant que l'un des premiers membres, il a contribué à façonner la vision du Groupe et à donner le ton à ce que la peinture de paysage canadienne pouvait devenir. À sa mort en 1932, il a laissé derrière lui plus de 2 000 œuvres qui conservent encore une puissance tranquille.

Arthur Lismer

Né en Angleterre en 1885, Arthur Lismer a insufflé de l'énergie au paysage. Ses peintures étaient empreintes de mouvement : des arbres balayés par le vent, des ciels animés, des côtes qui semblaient bouger sous vos pieds. Il a immigré à Halifax enfant, puis s'est installé à Toronto, où il est devenu membre fondateur du Groupe. Au-delà de la peinture, il s'est profondément engagé dans l'enseignement et a contribué à façonner l'éducation artistique à travers le pays. À sa mort en 1969, il avait créé plus de 3 000 œuvres, chacune ancrée dans l'esprit sauvage et vivant de la terre.

Frederick Varley

Varley est né en Angleterre en 1881 et a apporté une intensité émotionnelle brute au travail du Groupe. Ses paysages n'étaient pas seulement pittoresques, ils portaient une sorte de poids intérieur, surtout dans ses peintures des Rocheuses, où la beauté rencontrait la solitude. Plus tard dans sa carrière, il s'est tourné vers le portrait, capturant la même profondeur chez les gens qu'il trouvait autrefois dans les montagnes et les ciels. Il fut l'une des voix les plus expressives du Groupe. Au moment de sa mort en 1969, il avait créé plus de 2 000 œuvres remplies d'émotion.

Frank Johnston

Né en 1888, Frank Johnston fut l'un des membres originaux du Groupe, bien qu'il l'ait quitté tôt pour tracer sa propre voie. Son travail est reconnu pour sa clarté, particulièrement dans les scènes hivernales, où la lumière et l'ombre sont traitées avec précision. Ses compositions avaient une sensation nette et structurée, capturant souvent le calme des paysages enneigés.

Même en dehors du Groupe, Johnston est resté incroyablement prolifique. En 1949, il avait produit plus de 8 000 pièces, plus que n'importe lequel de ses pairs. Son dévouement et son style distinct continuent d'occuper une place dans les collections canadiennes et dans l'histoire plus large du mouvement.

Ajouts ultérieurs

A.J. Casson

Casson a toujours été l'un de mes préférés. Il a rejoint le Groupe en 1926 après le départ de Frank Johnston, apportant une approche plus structurée et raffinée. Tandis que d'autres se concentraient sur la nature sauvage, Casson peignait de petites villes de l'Ontario : des rues calmes, des bâtiments ruraux et des lieux ordinaires que la plupart des artistes ignoraient.

Sa formation d'artiste commercial a donné à son travail un sens aigu du design. Il simplifiait les formes sans perdre de profondeur, utilisant souvent des compositions verticales qui rendaient les sujets modestes monumentaux. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a servi comme artiste de guerre, ajoutant une autre couche à son héritage.

Casson a vécu jusqu'en 1992, peignant avec clarté et discipline toute sa vie. J'admire la façon dont il a trouvé de la puissance dans la retenue et a rendu l'ordinaire intemporel.

Edwin Holgate

Edwin Holgate a apporté quelque chose de différent au Groupe : une présence humaine. Né à Montréal en 1892, il fut l'un des rares membres à s'intéresser autant aux figures qu'aux forêts. Alors que la plupart des membres du Groupe peignaient de vastes paysages intacts, Holgate y plaçait souvent des personnages. Ce changement a ajouté de l'intimité et de la complexité à la vision globale.

Il a contribué à établir le lien du Groupe avec la scène artistique québécoise, où il était profondément enraciné. Son style était plus calme, plus introspectif, penchant souvent vers la gravure sur bois et le portrait. Holgate n'était pas la voix la plus forte du mouvement, mais son travail avait du poids. À sa mort en 1977, il avait créé plus de 1 000 œuvres, chacune ancrée dans un sens très personnel du lieu.

L.L. FitzGerald

Le dernier à rejoindre le Groupe, FitzGerald a apporté une voix calme et des prairies au mouvement. Basé à Winnipeg, il a peint la géométrie tranquille des terres agricoles, du ciel et des espaces immobiles avec une précision minutieuse. Né en 1890, il était également enseignant et défenseur des arts dans l'Ouest canadien. Il est décédé en 1956, laissant derrière lui un corpus d'œuvres subtiles, sereines et profondément enracinées.

Tom Thomson

Bien que n'ayant jamais été officiellement membre, Tom Thomson est au cœur de cette histoire. Né en 1877, il est décédé tragiquement en 1917, trois ans avant que le Groupe des Sept ne se forme officiellement. Mais c'est son œuvre, son amitié et son approche intrépide du paysage nordique qui ont jeté les bases de tout ce qui a suivi.

Thomson a capturé la sauvagerie du parc Algonquin avec une énergie inégalée. Son coup de pinceau était expressif, ses compositions brutes et immédiates. Des peintures comme Le Pin gris et Le Vent d'ouest sont devenues des icônes nationales. En quelques courtes années de peinture, principalement entre 1912 et 1917, il a créé environ 400 esquisses à l'huile et près de 50 toiles plus grandes. L'ampleur de son influence est bien plus grande que sa production.

Pour moi, l'œuvre de Thomson ne semble pas datée, elle semble vivante. Elle contient toujours le vent, l'eau et la solitude du Nord. Son héritage vit non seulement dans les galeries, mais dans les forêts qu'il a peintes et entre les mains de chaque artiste canadien qui a essayé de peindre ce que la terre ressent.

Et puis il y a Emily Carr

Emily Carr n'a jamais été officiellement membre du Groupe, mais sa place dans cette histoire est indéniable. Née en 1871 à Victoria, elle a peint les forêts, les côtes et les totems indigènes de la Colombie-Britannique avec audace et profondeur spirituelle.

Lawren Harris lui a dit un jour : « Vous êtes l'une des nôtres », et cette reconnaissance a compté. Cela lui a donné un élan à une époque où peu soutenaient sa vision. Elle a ensuite créé plus de 2 000 œuvres, chacune remplie d'énergie, de solitude et de respect pour la terre.

La voix de Carr était indépendante et intrépide. Elle peignait à l'instinct, non par tendance, et son héritage se tient fermement aux côtés du Groupe, et non derrière lui.

Ensemble, ces douze artistes ont façonné notre façon de voir le Canada, non par le spectacle, mais par l'honnêteté. Ils ont peint la terre, le temps et l'espace dans lesquels nous évoluons avec une sorte de conviction tranquille. Ils n'essayaient pas d'être des légendes. Ils étaient simplement attentifs.

Leur influence fait partie de mon propre travail, et c'est quelque chose que je continue de revisiter. Je me retrouve souvent devant leurs peintures à la Collection d'art canadien McMichael à Kleinburg ou à la AGO à Toronto, y découvrant quelque chose de nouveau à chaque fois. Leur œuvre vit là, dans des pièces remplies de ciels du Nord, de côtes rocheuses et de lisières d'arbres silencieuses, et elle perdure.

Je reviens à leurs peintures non pas pour suivre leurs traces, mais pour rester ancré dans ma propre direction. Elles me rappellent ce que la peinture peut contenir : un lieu, une présence et un but, ce qui me fait réfléchir davantage au type d'héritage que je veux laisser derrière moi.

– Jeff